E-santé animale

E-santé animale

9h30 – 9h40                       Ouverture de la journée e-santé animale

Animée par Lionel REICHARDT, Pharmageek et Annick VALENTIN-SMITH, vétérinaire

9h40 – 10h25                    Audition des finalistes au Trophée de la e-santé animale

10h25 – 11h15     e-santé animale : session 1

 1. « Des datas et des animaux : où en est la e-santé animale ? »

Grégory SANTANER, fondateur et gérant, VetoNetwork

Que pouvait bien penser Claude Bourgelat lorsqu’il a ouvert la 1ère école vétérinaire pour enseigner « la méthode de guérir les maladies des bestiaux » ? Se doutait-il que les simples données médicales d’hier allait devenir des datas aujourd’hui.

Et nous ? Que pouvons-nous dire et faire de ces millions de données en santé animale générées chaque jour ? A qui appartiennent-elles ? Sont-elles fiables ? Une journée entière ne suffira probablement pas à répondre à ces questions mais nous allons quand même nous y essayer tous ensemble.

 2. « La télémédecine bientôt dans la boite à outils vétérinaires ? »

Denis AVIGNON, vice-président en charge de la formation continue et de la commission Innovation et Prospective, Conseil National de l’Ordre des Vétérinaires

Les progrès technologiques liés aux NBIC n’épargnent pas le secteur médical vétérinaire. Les outils à même de mettre en œuvre les actes de télémédecine vétérinaire sont d’ores et déjà opérationnels et, bien qu’aucun texte législatif ne l’encadre, certains de ses domaines sont déjà largement utilisés dans notre pratique ou à notre insu. On pense plus particulièrement à la télé-expertise, par exemple dans l’imagerie, ou encore à la télé-régulation dont le Conseil a entériné l’existence lors de sa session de décembre 2014, mais aussi aux données captées par certains dispositifs agricoles dont le caractère médical est indéniable.

L’Ordre et la profession sont mis devant le fait accompli, la e-santé vétérinaire a pris son essor poussé par l’envolée des technosciences, l’éclosion des objets connectés et le développement exponentiel des technologies numériques. Désormais les conditions sont réunies pour que la télémédecine vétérinaire prenne son essor à condition qu’un cadre réglementaire soit défini, il y a urgence !

Des notions essentielles de la pratique médicale sont remises en question par le développement et la circulation des informations numériques citons par exemple l’indépendance, le secret professionnel, la responsabilité professionnelle, il convient donc de définir la relation entre l’acte médical et la circulation des données.

11h15 – 11h45                 Pause networking / découverte des corners

11h45 – 12h45                 e-santé animale : session 2

1. « Le train du numérique est-il passé dans les écoles vétérinaires ? »

Luc MOUNIER, directeur des formations, VetAgro Sup Campus vétérinaire de Lyon, et Dorothée LEDOUX, enseignant-chercheur, VetAgro Sup Campus vétérinaire de Lyon

La révolution numérique semble prête à tout balayer sur son passage et la profession et la formation vétérinaires ne devraient pas être épargnées. Les écoles vétérinaires françaises sont-elles prêtes à accompagner ces évolutions ?

Dans nos écoles, le numérique peut être vu de deux façons i) son utilisation pour améliorer la pédagogie dans un contexte d’augmentation du nombre d’étudiants, ii) son enseignement pour former les vétérinaires de demain. L’intervention fera le point sur ces deux aspects.

2. « Et si on se comparait au reste de l’Europe ? »

Animée par Lionel REICHARDT, Pharmageek

Avec la participation de :

  • Denis AVIGNON, vice-président en charge de la formation continue et de la commission Innovation et Prospective, Conseil National de l’Ordre des Vétérinaires
  • Luc MOUNIER, directeur des formations, VetAgro Sup Campus vétérinaire de Lyon
  • Grégory SANTANER, fondateur et gérant, VetoNetwork

 12h45 – 14h15                 Déjeuner networking

 14h15 – 15h55                 e-santé animale : session 3

 1. « E-santé animale, quel statut pour les données? »

François CESURE, avocat, Hyphen Avocats 

Nous sommes dans un moment de bouleversement technologique, éthique et juridique comme rarement finalement l’histoire en a connu. Le code civil reconnaît depuis peu aux animaux d’être des êtres vivants doués de sensibilité. Si ce nouveau statut n’ouvre pas la porte à un changement de leur régime patrimonial, quid toutefois des données qu’ils génèrent dans un monde de plus en plus connecté dont ils font intégralement partis. A l’heure des IoT, s’ils ne sont plus des choses, les animaux ont-ils un droit de regard sur « leurs » données? La donnée suit-elle le maître? Qui est le maître de la donnée de l’animal?

 2« Des données d’accord, mais pour quoi faire ? »

François BAGAINI, data scientist, Data Mutation

Le big data déverse son flux de données et bouleverse les modèles économiques. Récemment les réseaux de neurones ont refait surface et l’intelligence artificielle est devenue un buzzword. Au milieu de ce tumulte, sur le seuil d’une porte, s’élève la petite voix de la profession vétérinaire : “Et moi et moi ?”. De l’autre côté une autre voix, son futur émergent, lui fait écho : “Et moi et moi ?”. Nous verrons ensemble comment ces deux moi pourraient se rencontrer et converger.

 3“Weight, food and water real-time monitoring of piglets to perform early disease detection”

Rémi SERVIEN, chargé de recherche, INRA

PigletDetect est un projet en cours qui associe l’UMR InTheRes INRA-ENVT, l’IFIP et l’équipementier ASSERVA avec un financement de l’Institut Carnot F2E. Il vise à vérifier si une détection précoce des pathologies est possible par le suivi individuel et en temps réel du poids ainsi que des consommations d’eau et d’aliment pour les porcelets en post-sevrage. Ce dispositif permettrait une prise en charge individualisée et précoce des maladies et, in fine, une limitation de l’usage de médicaments.

4. « Problématique de l’évaluation des outils de monitoring en élevage »

Raphaël GUATTEO, Professeur Médecine Bovine-  Gestion de la santé des bovins à Oniris

Si l’évaluation des dispositifs médicaux est définie en ce qui concerne l’homme, il n’est en rien pour les outils de monitoring en élevage. Mais au-delà du réglementaire comment évaluer des dispositifs à qui l’on demande souvent de diagnostiquer une maladie ou d’entrainer une action spécifique sur la base de la mesure en continu de grandeurs par essence non spécifiques ? L’objectif de cette présentation sera de présenter la problématique de l’évaluation en conditions d’élevage des outils de monitoring tant du point de vue de leur fiabilité, de leur utilisation voire de leur innocuité pour l’animal.

 15h55 – 16h25                 Pause networking / découverte des corners

 16h25 – 17h10                 e-santé animale : session 4

1. « Animaux de compagnie, que nous révèlent les données ? »

Animée par Lionel REICHARDT, Pharmageek

Avec la participation de :

  • Thierry POITTE, fondateur, Réseau CAPdouleur
  • Aurelie VAN HEYGHEN, DVM, veterinary Business Manager, ALLFLEX Europe

2. « La data au cœur de la transformation digitale des entreprises vétérinaires »

Hervé BASSET, digital manager, service relations publiques et multicanal, MSD Santé Animale

Les entreprises vétérinaires n’échappent pas à l’explosion de la production des données médicales. Le vétérinaire doit gérer désormais un flux de données issues des animaux eux-mêmes et coexister avec des clients qui sont de plus en plus experts. Les nouveaux enjeux sont nombreux : formation des vétérinaires, contrôle des données, intégration des outils. Nous verrons comment le vétérinaire peut exploiter le potentiel du digital pour renforcer son expertise et ses liens avec sa clientèle.

 

Cérémonie de remise du Trophée de la e-santé animale

Avec la participation de :

  • François BAGAINI, data scientist, Data Mutation
  • Christophe MAISONNEUVE, directeur général de MSD Santé Animale
  • Luc MOUNIER, directeur des formations, VetAgro Sup Campus vétérinaire de Lyon